“ Par le biais cette vidéo de sensibilisation, Norauto a voulu montrer que l’on peut réussir à vivre normalement malgré le handicap “

Ali Berkati, mécanicien
publié le 10 mars 2015
Ali Berkati travaille comme mécanicien depuis 6 ans au centre Norauto de Villeneuve d’Ascq, prés de Lille. Il s’épanouit pleinement dans son métier et il est fier de son travail. Mais cela n’a pas toujours était le cas, le retour à l’emploi est souvent synonyme de parcours du combattant, lorsqu’on est en situation de handicap et Senior. Interview.
Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?
 
J’ai commencé à travailler à l’âge de 16 ans dans le secteur de la boucherie, puis j’ai été conducteur de machine au sein d’une torréfaction de café pendant 30 ans. J’ai perdu mon emploi à cause d’une restructuration du personnel et j’ai commencé à rencontrer des problèmes cardio-vasculaires et de surdité. Je me suis alors rapproché de la MDPH de ma région pour obtenir le statut de travailleur handicapé. A cette époque, J’avais 50 ans et j’étais reconnu comme travailleur handicapé, une situation plutôt difficile pour retrouver un travail. Finalement, je me suis mis en relation avec la maison des professions à Marcq-en-Barœul, prés de Lille et c’est eux qui m’ont informé que Norauto recrutait.
 
Aujourd’hui vous travaillez depuis 6 ans au sein de Norauto, quelles sont vos missions ? 
 
Je travaille à l’atelier en tant que mécanicien. Ma mission consiste à réparer et à entretenir des véhicules. C’est un poste très varié et évolutif. Chaque année nous avons des formations car la mécanique évolue régulièrement et nous travaillons sur différentes marques de véhicules.
 
Pouvez-vous nous décrire les étapes de votre recrutement ?
 
J’ai été convoqué à un entretien avec une trentaine de candidats où une sélection a été effectuée par les chefs d’atelier. Ensuite, j’ai eu une formation de un mois pour apprendre les bases du métier, puis j’ai commencé à travailler tous les samedis à l’atelier pendant 6 mois. J’ai intégré Norauto quelque temps après en CDI.

Comment s’est passée votre intégration ? Bénéficiez-vous d’un aménagement ?
 
Mon intégration s’est très bien passée. J’ai toujours parlé librement de mon handicap avec mes collègues de travail et je n’ai jamais été mis à l’écart que ce soit au niveau de l’atelier ou au niveau de la direction. Tout s’est fait naturellement.
Je ne dispose pas d’aménagement particulier mais étant donné que j’ai des problèmes cardio-vasculaires, je peux prendre une pause supplémentaire si j’en ressens le besoin. En revanche, l’atelier dispose d’une machine permettant de soulever des objets lourds comme notamment les pneus.
 
Vous avez participé à un film de sensibilisation pour Norauto, pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
 
J’ai été contacté par la Mission Handicap de Norauto, avec d’autres collaborateurs pour participer à une journée d’échanges et de sensibilisation. L’instant d’une journée nous étions « les ambassadeurs » de Norauto pour témoigner de notre intégration et de parler sans tabou de notre handicap. Par le biais de cette vidéo de sensibilisation, Norauto a voulu montrer que l’on peut réussir à vivre normalement malgré le handicap. Tout est possible, à condition de le vouloir et Il ne faut surtout pas rester dans son coin.  Pour ma part, ce fut une journée très agréable car j’ai notamment rencontré une jeune femme qui avait le même handicap que mon fils, nous avons pu en discuter ouvertement et sans gène. 

Propos recueillis par Olivier Angelini